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ils ont choisi le sorgho

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jean-luc bajon

60 ha sorgho variétés Arcane en coteaux
et Armax en terres profondes

Avec une exploitation partagée entre deux sites, l’un en plaine qui a accès à l’eau de la rivière et l’autre en coteau argilo-calcaire qui profite d’un lac collinaire, les cultures sont réparties en fonction des types de sol et de la disponibilité en eau.

Après la récolte du blé Jean-Luc Bajon sème un mélange de deux espèces. La féverole qui fixe l’azote de l’air et la phacélie qui restructure le sol, l’ensemble l’enrichit en matière organique.
Au printemps suivant, l’implantation du sorgho se fait sans détruire ce couvert végétal. « Je sème avec un semoir Kuhn SD 4000 équipé à l’avant de deux rangées de disques hacheurs et en localisant un engrais starter, un insecticide et un anti-limaces » précise-t-il avant d’ajouter « Dans les coteaux, moins travailler le sol c’est réduire l’érosion et diminuer le temps de travail, donc les charges ».

Comme le sorgho résiste bien à la sécheresse, il est principalement implanté en coteaux moyens, partiellement irrigué.

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Le semis direct sur couvert vivant, l’implantation est primordiale

Les avantages techniques et économiques sont réels, mais pour réussir, Jean-Luc Bajon a dû adap-ter l’implantation du sorgho. « Les sols se réchauffent moins vite, il faut donc retarder le semis d’environ une semaine pour que la graine soit au contact d’une terre à plus de 12°C et choisir des variétés plus précoces. »

La densité de semis doit également être augmentée d’environ 20% pour compenser les pertes à la levée et éviter le tallage. Avec des rendements compris entre 50 et 65 q/ha, 2019 est une année moyenne, « Lorsqu’il y a des orages l’été, je récolte jusqu’à 70 q/ha ».

C’est avant tout pour sa rusticité que Guylaine et Frédéric Culosse ont introduit en 2016 le sorgho dans leur rotation.

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earl de vaugelas

Guylaine et Frédéric Culosse ● 6 ha sorgho grain variété Arizona

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« L’intérêt du sorgho est vraiment sa résistance au sec », déclarent-ils. En 2017, le rendement moyen de 75  q/­ha a été obtenu en sec, avec un maximum de 80  q/­ha. Mais la culture est également utilisée pour respecter les isolements dans les multiplications de tournesol semences qui sont très importantes dans la région.

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Le désherbage demande une attention particulière

Pour garder ses parcelles de sorgho propres, Frédéric Culosse fait un premier traitement au stade 3  feuilles (Decano à 0,5  l/­ha + S-Metolastar à 1,2  l/­ha) suivi d’un second quelque temps après pour éliminer les adventices difficiles (Casper à 150  g/­ha). Il conseille de « ne pas avoir à réaliser un désherbage de rattrapage en préparant un lit de semences fin pour obtenir une levée homogène ».
En 2019, la surface de sorgho sera portée à 15 ha.

(*) Culture Intermédiaire Piège à Nitrates

Cette année, entre la récolte du blé tendre et le semis du sorgho, une CIPAN* a été implantée, puis broyée et enfouie par labour en avril. Après un apport de 400  kg de 14-7-21, le sorgho a été semé au semoir monograine à 300 000 graines par hectare, avec un écartement de 55  cm. Sur les conseils de Pascal Payen (Inovappro), Frédéric Culosse adapte sa fumure en cours de culture en fonction du potentiel de rendement : « si des épisodes pluvieux se produisent en début de culture, j’apporte 70  u/­ha d’azote sous forme d’urée au stade 6  feuilles ». Avec les conditions de cette année, cet apport n’a pas été réalisé.

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